Vous pensiez avoir tout vu dans cette Coupe du monde 2026 ? Détrompez-vous. La phase à élimination directe vient de basculer dans l'irréel ce mercredi 1er juillet. Des scénarios totalement dingues, des cadors au bord du gouffre et des retournements de situation qui vont rester gravés dans l'histoire de la compétition. Si vous avez manqué les matchs de la veille, vous avez raté un grand moment de football.
Entre le miracle surréaliste de la Belgique face au Sénégal et le sauvetage in extremis de l'Angleterre par son capitaine providentiel, les émotions sont passées par tous les stades. Regardons de près ce qui s'est réellement passé sur les pelouses américaines et ce qui nous attend pour les chocs du jeudi 2 juillet.
Le surréalisme belge a terrassé le Sénégal
La Belgique portait pour l'occasion son maillot hommage au peintre René Magritte. On peut dire que l'esprit du surréalisme a soufflé jusqu'au bout sur la pelouse de Seattle. Menés 2-0 par un Sénégal impérial jusqu'à la 86e minute, les Diables Rouges semblaient condamnés à une élimination piteuse dès les seizièmes de finale. Habib Diarra avait ouvert le score à la 24e minute, suivi par un but d'Ismaïla Sarr à la 51e minute. Le Sénégal gérait son match de main de maître.
Puis, le trou noir total pour les Lions de la Teranga.
En l'espace de trois minutes, la Belgique a renversé la table. Romelu Lukaku a redonné l'espoir à la 86e minute, avant que Youri Tielemans n'égalise à la 89e minute sous les yeux de supporters sénégalais totalement stupéfaits. Égalisation inespérée. Prolongations.
Le dénouement s'est avéré encore plus cruel pour les hommes de Pape Thiaw. Alors qu'on jouait la toute fin des prolongations, une intervention de la VAR a poussé l'arbitre à accorder un penalty aux Belges. Après cinq minutes de tension extrême et de confusion générale sur le terrain, Youri Tielemans a gardé son sang-froid pour s'offrir un doublé historique à la 125e minute. Score final, 3-2. C'est une immense désillusion pour le Sénégal, déjà marqué par des différends extra-sportifs cette année devant le Tribunal arbitral du sport. La Belgique passe par la toute petite porte, mais elle passe.
Harry Kane brise la malédiction des Three Lions
À Atlanta, l'Angleterre a eu chaud. Très chaud. Face à une équipe de la République démocratique du Congo ultra-solidaire et agressive, les joueurs de Thomas Tuchel ont bégayé leur football pendant plus d'une heure. Surpris d'entrée par un but rapide de Brian Cipanga dès la 7e minute, les Anglais ont couru après le score pendant 70 longues minutes. Les visages fermés sur le banc laissaient craindre le pire.
C'est là que le patron est sorti de sa boîte. Harry Kane a enfilé son costume de sauveur de la nation en inscrivant un doublé salvateur. D'abord de la tête à la 75e minute, puis d'une frappe chirurgicale logée en pleine lucarne à la 86e minute. Victoire 2-1.
Ce succès cache pourtant de grosses lacunes collectives, mais il permet aux Anglais de briser une malédiction vieille de soixante ans. Les Three Lions n'avaient plus gagné un match de Coupe du monde après avoir concédé l'ouverture du score depuis la célèbre finale de 1966. Grâce à ces réalisations, Harry Kane grimpe à la deuxième place du classement des buteurs de ce Mondial avec cinq buts, à égalité avec Erling Haaland, juste derrière le duo de tête composé de Kylian Mbappé et Leo Messi. L'Angleterre affrontera le Mexique au prochain tour.
Team USA se qualifie mais perd son meilleur atout
Le troisième pays hôte du tournoi a validé son billet pour les huitièmes de finale. Après le Canada et le Mexique, les États-Unis ont écarté la Bosnie-Herzégovine avec sérieux sur le score de 2-0. Portés par un public de San Francisco de plus en plus conquis par le soccer masculin, les hommes de Mauricio Pochettino avancent avec de vraies certitudes dans le jeu. Christian Pulisic et ses partenaires affichent une confiance impressionnante.
La soirée s'est pourtant terminée sur une note très sombre. Folarin Balogun, encore buteur mercredi, a récolté un carton rouge direct suite à une vilaine semelle involontaire sur la cheville du défenseur bosnien Tarik Muharemovic. Cette exclusion est un coup de massue. L'attaquant de l'AS Monaco sera suspendu pour le choc tant attendu des huitièmes de finale contre la Belgique, prévu lundi prochain à Seattle. Un casse-tête tactique s'annonce pour Pochettino.
Les trois chocs immenses à suivre ce jeudi
Le programme du jeudi 2 juillet s'annonce tout aussi bouillant pour conclure ces seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Trois affiches majeures vont décider des derniers strapontins pour le tableau final.
Portugal contre Croatie, l'ultime danse des légendes
C'est le choc que tous les amoureux du football attendent. Cristiano Ronaldo face à Luka Modric. Les deux quadragénaires, anciens partenaires de gloire au Real Madrid, se croisent pour ce qui sera très probablement leur dernier affrontement direct sur la scène internationale. Ce match historique prévu à Toronto devra composer avec un facteur climatique de taille. Une alerte à la chaleur extrême frappe le nord-est du continent, et des températures oscillant entre 34 et 37°C sont attendues au coup d'envoi. La gestion physique sera la clé absolue de cette rencontre.
Espagne contre Autriche, chasser les fantômes du passé
La Roja affronte l'Autriche à Los Angeles dans des conditions climatiques idéales autour de 25°C. Les Espagnols font face à une statistique terrible qu'ils doivent impérativement effacer. L'Espagne n'a plus remporté le moindre match à élimination directe en Coupe du monde depuis son titre suprême en 2010. Face au bloc rigoureux et intense mis en place par Ralf Rangnick, les hommes de Luis de la Fuente devront se méfier du piège autrichien sous peine de voir leurs doutes se transformer en crise nationale.
Suisse contre Algérie, le duel des outsiders à Vancouver
Pour clore cette avant-dernière journée des seizièmes de finale, la Suisse défie l'Algérie sur la côte ouest canadienne. Les Algériens, portés par l'envie de prolonger le plaisir de leurs cadres historiques, font face à une Nati toujours difficile à bouger dans les grands rendez-vous. Un match indécis qui promet une grosse bataille tactique au milieu de terrain.
Pour optimiser votre suivi de la compétition, préparez vos écrans pour les horaires décalés dus aux différents fuseaux horaires américains et jetez un œil attentif aux compositions d'équipes qui tomberont une heure avant les matchs. Les organismes commencent à souffrir, les choix des sélectionneurs seront décisifs.